Partir en Australie sur un coup de tête: comment tout quitter du jour au lendemain?

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L’Australie??
Ce pays là-bas? Sur ce continent à l’autre bout du monde?? Ouuiiiiiiiiii!!!!

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Pourquoi si loin? Pour quoi faire? Comment vous allez faire? Ou allez-vous dormir (je l’adore celle-là!)? Combien de temps?

Dans cette article je vous dis tout du pourquoi et du comment cette aventure nous a choisie! Puisque oui, y’ a des aventures comme ça qu’on ne choisies pas de vivre, elles viennent à nous comme ça, juste par miracle… Bon ok, peut-être pas non plus par miracle (faut pas pousser le bouchon trop loin Maurice!!) mais parfois il y a des décisions qui s’imposent presque naturellement, des opportunités à saisir tout de suite, des changements de vie totalement imprévisibles. Une chance de commencer une nouvelle vie ailleurs, et nous on adore ça!

Tout d’abord, en rentrant de Corse en janvier dernier (2016), nous avions déjà le projet de repartir très vite, pour travailler à l’étranger cette fois, pour l’année 2016-2017.
Nous avions émis quelques idées de destinations avec peut-être un plan pour les Étas-Unis (Floride), mais rien de vraiment concret à ce moment là.
Nous partions tout le mois de février en Thaïlande (en vacance cette fois) et nous voulions vraiment profiter de cette aventure pour nous reposer et nous ressourcer. Tout en ayant de longues conversations à ce sujet, on s’est dit « on en reparle en mars ! ».
Sachant que nous sommes gentiment hébergés par nos familles respectifs en attendant la prochaine aventure (soit avant et après la Thaïlande 🙂 ).

C’est donc en mars, en revenant de notre superbe aventure en sac-à-dos en Thaïlande (les récits de voyage ici, les vidéos par), que nous nous sommes sérieusement mis à étudier les différentes perspectives d’ « expatriation temporaire » dont on pouvait bénéficier pour ce nouveau projet.
On était clairement tentés par deux destinations: Les États-Unis (dont le plan de base était tombé à l’eau) et l’Australie. Deux destinations totalement inconnues qui nous ont toujours fait rêver, deux nouveaux continents à explorer.
Bon, ok on a vu les choses en grand, très grand même! De part la distance depuis la France, la grandeur du pays, l’ampleur du coût (financièrement on partait de presque rien), les difficultés d’obtention des visas… etc…

De la folie vous pensez?! Peut-être oui mais « qui vit sans folie n’est pas si sage qu’il croit (souvenir d’un cours de philosophie de 1ère! Bref…) ou plutôt « les folies sont les seules choses qu’on ne regrettent jamais ». Alors continuons nos rêves de fous!! 😉
Un véritable challenge en tout cas, et nous ne croyons pas si bien dire!!

Après plusieurs heures de recherches Google, sites des gouvernements respectifs, forums et j’en passe, il était clairement plus facile pour nous deux de s’orienter vers l’Australie!

N’ayant pas un compte en banque à 5 (ou 6) chiffres, il est presque impossible de mettre un pied sur le sol américain pour y travailler! La seule véritable bonne occasion, c’est de trouver un sponsorship AVANT de partir (c’est-à-dire une entreprise qui veuille bien payer votre droit de travailler sur le sol américain: une procédure très longue et chère et surtout un engagement conséquent avec l’employeur). D’autant que seul Ino, en tant que Chef cuisiner français et qualifié pouvait y prétendre. Pour ma part, il aurait fallu que je sois relié à son visa pour bénéficier des mêmes droits que lui, encore fallait-il que l’on soit mariés (et pas d’autres alternatives s’offraient à moi)!! 😮

On s’est donc tourné vers l’autre option: l’Australie! Bien plus facile pour moi d’obtenir un visa de travail puisque le pays donne accès au WHV (Working Holiday Visa, appelé en français PVT: Permis Vacance Travail). Ce visa me donne le droit de vivre et travailler sur le territoire pendant 1an, renouvelable 1an sous certaines conditions. Ce visa coûte 300euros (presque rien pour un visa de travail!) et il est très facile à obtenir. (Pour plus d’infos, le site du gouvernement ICI).

Pour Ino, c’est un peu plus compliqué puisque, à 31ans tout juste dépassés, il ne peut plus prétendre à ce visa (il faut avoir 30 ans et 364 jours maximum!). Pour lui, il faudra donc trouver une entreprise qu’il veuille bien le sponsoriser. Les démarches pour un sponsorship en Australie semblent bien moins compliquées que pour les États-Unis et en parcourant les sites d’emploi (seek, gumtree entre autre), on a pu voir que l’Australie regorge d’annonces de Chef de cuisine. Ca s’annonce plutôt bien!

J’ai donc, dans un 1er temps, parcouru quelques sites et je me suis inscrit sur 2/3 forums pour les français en Australie pour réunir un maximum d ‘informations concernant ce pays, des conseils et des avis précis sur les démarches administratives à prévoir… etc…

Quelques jours seulement après, je repère sur un des forums une annonce de job qui semble intéressante. Il est dit « recherche couple pour s’occuper de la maison/enfants et ayant des connaissances en restauration. Postes nourris, logés, payés. »
Après avoir répondu à l’annonce précisant nos compétences respectives en restauration (sans trop y croire non plus puisque c’était une 1ère tentative et pas non plus le job de nos rêve), on me répond que le poste ne correspondait pas forcément à nos attentes puisque c’était juste pour un remplacement d’un mois. En effet, nous recherchions plus du travail à longue durée. Mais, le manager qui nous a contacté (un français) était tout de même très intéressé par le CV d’Ino, en tant que Chef de cuisine. Les patrons venait tout juste d’ouvrir un restaurant gastro dans la Hunter Valley (à 2h de Sydney) et recherchaient un chef de cuisine. Après quelques jours et de nombreux échanges de mails pour avoir plus de précisions et expliquant nos attentes, soit qu’on recherche un sponsorship pour lui, le boss semble toujours intéressé! 🙂
Après quelques contacts téléphoniques, il est conclu que le boss serait ok pour le sponsoriser (après un essai bien sûr) mais il aurait besoin de lui dès que possible dans son restaurant, soit dès la semaines suivante!

Euh… bon là on vous avoue, on était à la fois sur-excités (wouaaaah! on a trouvé un sponsorship avant même d’arriver!!!!!! hourra!!) et un peu flippé: quoi? Faut partir la semaine prochaine?? Oups… :/

Étant donné qu’on était pas réellement prêt à partir de suite, aussi bien le temps de tout organiser matériellement que financièrement (on attendait une rentrée d’argent!), on se retrouvait face à un gros dilemme!

Était-ce réellement une bonne opportunité à saisir? Le poste était super intéressant pour Ino dans un restaurant gastro avec possibilité d’évoluer, logement gratuit les 1ères semaines (le temps de s’organiser sur place) et surtout cette opportunité de sponsorship… Sachant qu’il recrutait également des serveuses (pour moi donc!)…
L’offre était évidement plus que tentante!! Risqué mais tentant!

Après quelques jours de reflexion, à savoir surtout comment financer ce départ anticipé, nous nous sommes mis d’accord: Ino partirait seul dans un premier temps. (snif…)
Déjà parce que nous savions que nous ne pouvions pas réunir assez d’argent pour partir tous les deux dans l’immédiat, ensuite et surtout parce qu’il y avait encore plusieurs choses à régler en France avant de partir et dont il fallait que je m’occupe (les détails administratifs à la fin de l’article). Aussi, on s’est dit que c’était pas plus mal qu’il parte en tant qu’ « éclaireur », juste au cas où! (Bon, là c’était surtout pour se convaincre que c’était la meilleure décision…)

C’est donc après avoir réuni l’argent nécessaire pour acheter le billet d’avion Paris-Sydney, un visa tourisme en poche (e-visitor, plus d’infos ICI), beaucoup de calins (et quelques larmes), que Ino s’est envolé vers l’Australie le 28 mars. Sans moi… On vous cache pas que ça a été difficile de se quitter ce jour là… (mais on ne savait pas encore que le mois suivant allait être encore plus éprouvant!).

A 22h, heure locale, après quelques 24h de vol (beh oui, c’est loin le bout du monde!!;) ), à peine arrivé sur le sol australien, les difficultés commencent déjà pour lui! Le boss qui devait venir le chercher à l’aéroport de Sydney n’a pas pu se déplacer (2h de route depuis la Hunter Valley), il viendra le chercher tôt le lendemain matin. 1ère épreuve: trouver un hôtel ou passer la nuit. Le lendemain matin à 10h, toujours pas de nouvelles du boss. On commence à s’inquiéter… Un peu plus tard, le boss lui annonce qu’il ne peut pas se déplacer pour venir le chercher. La blague. Accusant le coup du décalage horaire, fatigué et stressé, je vous laisse imaginé la tête d’Ino en apprenant qu’il faut qu’il prenne un train puis un bus jusqu’à la ville la plus proche de Cessnock: soit une demi journée de voyage et des dépenses supplémentaires!

De mon coté, je suis hyper inquiète (mais je ne lui en dit rien), je me dis « 2ème fois qu’il lui pose un lapin! C’est quoi ce vieux plan pourri??!» 😮 Alors, les yeux collés au téléphone (jour et nuit, décalage horaire oblige), j’attends les nouvelles, la boule au ventre.

Quelques heures et une connexion WIFI plus tard, il m’apprend qu’il est (enfin) arrivé. Le boss est venu l’accueillir à la gare routière. Ouf! Le soulagement…

Le voilà donc bien installé chez le boss. Il commencera à travailler deux jours plus tard (le temps de se remettre du décalage horaire, pas facile!).

De mon coté: rester en France, à des milliers de kilomètres de mon cher et tendre amoureux d’amour, je m’attelle à toute l’organisation avant mon départ, prendre un max d’infos aussi pour cette nouvelle aventure!
J’ai plusieurs choses à faire: la vente de la voiture, régler des paperasses administratives (déjà que c’est long mais quand on est pressé d’en finir, le temps semble s’arrêter c’est dingue!!), me débarrasser de quelques objets matériels que je ne peux pas laisser chez mes soeurs (sachant qu’on ne sait pas trop pour quelle durée on part!)… etc…

Après 4 longues semaines, une fois la vente de la voiture (enfin) faite, l’administration réglée, le compte en banque bien en place: je fais ma demande de visa (WHV)!!
Et, oh surprise! Je l’ai obtenu DANS LA MINUTE!! Eh oui! Comme si une bonne étoile était passé par là! (Certain l’obtienne en plusieurs jours, voir plusieurs semaines!)

1 mois entier séparés, 1 mois long, trèèèèès long ou chaque journée était une épreuve, autant pour moi ici pourtant entourée de ma famille (que j’adore! mais dépourvue de mon être aimé, aaaahhh!!), que pour lui, seul au milieu de nul part en Australie!!

Mais voilà que cette épreuve touche à sa fin. Mon billet d’avion en poche, je m’envole à mon tour le 24 avril, rejoindre mon homme pour commencer cette imagesnouvelle aventure, à deux cette fois! 😉

Pour suivre nos aventure en AUSTRALIE, restez à l’affût!! 🙂

 

Les démarches administratives à faire avant de partir:

  • Banque:
    Informer son conseiller du projet, -se renseigner sur le coût des frais bancaires en cas de transferts d’argent vers et depuis l’Australie.
    – se renseigner sur l’étendue de l’assurance santé que ma carte bancaire couvre (en cas de maladie, d’accident…). Noter le numéro d’assistance. Il faut savoir que votre carte bancaire vous assure pendant 90 jours, mais les closes ne sont pas les mêmes pour chaque type de carte et changent selon les banques.

Souscrire une banque en ligne internationale. Afin de réduire au maximum les frais lié à la gestion de notre argent et au vu des frais bancaires exorbitants appliqués par ma banque (Crédit Mutuel), j’ai choisi de souscrire une banque en ligne avec ZÉRO frais bancaires pour n’importe quelles transactions, transferts de compte à compte compris! J’étais intéressé par la banque en ligne NUMBER 26 qui fait beaucoup parlé d’elle sur les forums de voyages (totalement GRATUITE de A à Z, rapide à obtenir et sans aucunes conditions) mais malheureusement, elle était victime de son succès et en rupture de stock au moment où j’ai voulu l’acquérir! J’ai donc du choisir une autre banque en ligne et j’en ai trouvé une toute aussi intéressante: le COMPTE NICKEL. C’est un concept français avec quelques conditions mais ultra simple et surtout rapide à faire. Le kit (livret d’utilisation et carte bancaire) coûte 20euros et s’achète chez un buraliste agrée (voir la liste ICI) et vous devez activez votre carte bancaire sur une borne directement chez lui (juste besoin de votre passeport, en quelques minutes c’est fait!). J’en parlerai plus précisément dans un prochain article!

  • Téléphone:

– J’ai choisi de résilier complètement ma ligne téléphonique! Et ceci parce que mon téléphone était vieux (enfin bon si 1 an et demi c’est vieux pour un téléphone… 🙁 )et cassé (oups…). Depuis plusieurs semaines il commençait à déconner donc c’était soit j’en racheter un en France avant de partir et me ré-engager sur un nouvel abonnement (qui m’aurait pas servi là-bas), soit j’achetais un téléphone avec du forfait pré-payé en Australie. (plus d’infos à ce sujet dans un prochain article). J’ai choisi la seconde option (et j’ai bien fait!). Un avantage: plus de facture de téléphone! 😀

  • Assurance santé / mutuelle
    – Apparement, il est préférable de prévenir la sécurité sociale d’un départ à l’étranger à long terme mais je  l’ai appris trop tard! Moi j’ai simplement pensé à laisser ma carte vitale et une attestation à ma mère…
    – Par contre, j’ai résilié notre mutuelle (MAAF)! Puisque les mutuelles françaises ne fonctionnent pas en Australie, inutile de payer 60e par mois pour rien… Pour un départ à l’étranger, pas de conditions de résiliation (ouf)! Juste une photocopie des visas (le mien et celui d’Ino, même si ce n’était qu’un visa touriste à la base). Economie: 60e par mois. 😀
    – Alors que ne n’étais même pas au courant d’en posséder une (ou ma mémoire me fait défaut!!), j’ai également résilié mon assurance vie. Economie: 3e par mois.

 

  • Assurance voiture
    – J’aurais aimé suspendre mon assurance voiture étant donné qu’elle était destinée à rester sur le parking de chez ma soeur… Mais évidement le « problème » avec les assurances voiture, c’est que tant que le véhicule n’est pas vendu ou mis à la cass (ou volé, brûlé…), il est impossible de la résilier! L’état oblige une protection minimum, soit une assurance au tiers qui me coûte (tout de même) 27e par mois, avec l’option vol et incendie. J’ai simplement réduit au maximum mes options (dépannage 0kms, franchise… )
    J’en ai profité pour mettre à jour mon dossier et préciser que je serais joignable uniquement par mail pendant plusieurs mois.

 

  • Impôts
    – J’ai juste pensé à faire un changement d’adresse chez ma soeur. La déclaration sera faite en ligne. Le paiement également. Pensez juste à noter vos identifiants pour accéder à votre compte en ligne depuis l’endroit où vous êtes et n’oubliez pas la date limite de déclaration (soyez plus futé que moi!) !

 

  • ANPE
    – Etant demandeur d’emploi avant de partir pour l’Australie, un entretien était indispensable avec ma conseillère. Sous peine d’avoir des problèmes, il est conseillé d’informer votre conseiller de votre absence. Vos droits seront dès lors suspendus durant toute la durée de votre absence et votre reliquat reprendra quand vous reviendrez si besoin.

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Une réflexion au sujet de « Partir en Australie sur un coup de tête: comment tout quitter du jour au lendemain? »

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