Siné Saloum: entre découverte et nostalgie

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La région du Siné Saloum

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J’ai eu la chance d’y passer plus de 5 semaines en 2011, pour une 1ère expérience en tant que bénévole dans une association à Diofior. (Mon article sur mon expérience en tant que bénévole ici)

Ce 1er voyage hors de l’Union Européenne m’a fait comprendre énormément de choses sur moi-même et m’a donner une belle leçon de vie!
Bref, clairement cette expérience a été un déclic dans ma vie personnelle et aujourd’hui encore j’ai beaucoup de nostalgie de cette belle aventure qui restera dans mes pensées.

Je tiens à vous dire, cher lecteur, que cet article, un peu spécial, sera surtout écrit sous forme de « souvenirs » un peu éparpillés mais non sans pertinence (je l’éspère)!
C’est donc avec émotion mais un grand plaisir que je reviens sur mon voyage au Sénégal et vous raconte, avec tous mes souvenirs enfouis, tout (ou presque) de mes découvertes dans le Siné Saloum!
Tout d’abord, il faut savoir que le delta du Sine Saloum est un parc national inscrit sur la liste du Patrimoine de l’UNESCO, l’un des plus beaux sites du Sénégal!
Le site est une zone constituée de mangroves, de lagunes, de forêts et de cordons sableux. Ainsi la région présente une grande diversité d’écosystèmes naturels. On y rencontre tout un tas de mammifères (phacochères, singes, varans, hyènes pour ceux que j’ai moi-même vus ou aperçus), d’oiseaux et de poissons divers.
D’ailleurs la pêche est une activité très abondante dans la région.

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Je me souviens…

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des villages de pêcheurs très appréciés des touristes. Je pense alors à Djifer, un lieu paisible vivant au
rythme des pirogues et de la pêche.

 

Je me souviens…

de la terre et de l’eau qui s’enlacent, des bolongs (petit cours d’eau salé) qui défilent et qui ondulent dans 6un univers étonnant de faune et de flore.
Je pense alors à Toubacouta, notamment au week-end passé au lodge « Coeur Banbooun » (si mes souvenirs sont bons) ou encore à Palmarin où j’étais rester tout un week-end aussi. Deux lieux où des activités touristiques originales et attractives sont proposées. L’endroit est paisible et reposant. J’y avais fait du canoë, bu un café dans un gigantesque baobab et fait de belles ballades dans la forêt avant le coucher du soleil! J’avais pu y voir des varans, un singe vert et même un phacochère (de près!!).  😀

Je me souviens…
des méandres de la mangrove formant un labyrinthe et qui, à chaque détour on découvre une île.
Je pense alors au village précaire de Falia, où un amas de coquillages forment les habitations et où les villageois vivent en harmonie. J’avais visité le triste « centre de santé » du village: 4 murs en ruine, un toit de tôle bancal et un tas de poussière dans ce qu’ils appelaient la salle de soins où les même des femmes accouchaient! Choquant!! 😮
13Quand nous avons débarqués, les enfants et les femmes du village nous ont pris d’assaut en quémandant le moindre « cadeau ». Nous n’avions rien à leur donner, ou plutôt si… Le fond d’une bouteille d’eau et 2/3 crayons avaient suffit aux plus jeunes pour illuminer leur joli regard noir… C’est étrange de se dire que c’est si peu pour nous et tellement pour eux!! En retour, eux nous ont offerts leur plus beaux sourires et leurs joie de vivre inconditionnelle. Qu’ils étaient beaux dans leur détresse!!
Je me souviens…
d’un bivouac en pirogue entre les collègues bénévoles où nous avons flâner sur les flots pendant deux 42jours, profitant des visites sur les îles du saloum comme à Mar Lodge, une île perdue au milieu d’un environnement naturel, entre savane et mangrove. Là-bas, je me souviens d’un curieux et étonnant phénomène naturel qui entremêle les troncs de 3 arbres différents. L’explication, selon les croyances des Sérères (habitants de cette cité) viendrait qu’il symbolise l’entente entre les 3 religions pratiquées sur l’île: l’islam, le christianisme et l’animisme.

Je me souviens…
de rencontres sympathiques faites dans les ruelles d’une bourgade tranquille proche de Fatick: Foundiougne. Lieu de passage pour se rendre à Toubacouta en ferry, cette petite ville vaut qu’on s’y arrête 23au moins une nuit! Malgré l’absence de fréquentation touristique, les boutiques artisanales et les restaurants sont nombreux. Quelques hôtels et auberges sont ouverts, et les habitants sont vraiment très accueillants!! Non seulement, la rencontre d’Assan (qui tient la boutique dans le coin à droite en sortant du débarcadère) dès notre arrivée dans la ville à été chaleureuse mais en plus, on a passé de très bons moments avec lui et ses amis à discuter de nos cultures respectives, notamment autour d’un repas (offert et préparé par lui-même)… Ce sont de jolis moments de partage qui restent dans mes souvenirs!
Je me souviens aussi du jour où je me suis aventurée seule dans les quartiers de la ville, longeant le Saloum72 et me retrouvant ainsi chez de charmants hôteliers qui m’ont gentiment offerts le thé! Le manque de touristes dans cette partie de la ville se faisait atrocement ressentir mais ça n’a pas empêcher à ces gens d’être généreux sans rien me demander en retour! J’y suis évidement retournée dès le lendemain pour y déjeuner, j’ai eu le droit à un vrai festin pour quelques centaines de francs CFA et j’ai été invité à y passer tout l’après-midi à profiter seule du ponton, de la vue magnifique et de la baignade.
Malheureusement, je ne me souviens plus du nom de cet hôtel/auberge.


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