C’est (pas) ça ma vie!

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Alors que depuis quelques semaines, je gribouille mes carnets sur un sujet qui me tient à coeur (la Zone de Confort) sans pour autant réussir à organiser mes idées autour d’un article, aujourd’hui j’écris un article spécial!

Spécial dans le sens où cet article résonnera comme un témoignage personnel.

En effet, il y a quelques jours un ami parisien m’a fait part de ses raisons qui le poussent à envisager quelque chose de nouveau dans sa vie.
Avec tous les doutes et toutes les craintes que cela comporte quand on ose, enfin, se lancer hors de son espace réconfortant d’habitudes et de routine: sa Zone de Confort!

Suivant de loin mon parcours de vie, il s’est permis de me demander quelques conseils en me posant 2/3 questions.

Comme je ne suis pas vraiment experte en conseil de vie…etc… j’ai donc décidé de répondre à travers cet article, avec toute l’énergie qui habite mon coeur et la courte expérience de vie que j’ai acquise jusqu’à aujourd’hui.

En espérant l’aider (lui et tous ceux qui envisage une alternative à la vie), à trouver des réponses.

Je vais donc parler de moi…

Voici les questions:
– C’était quoi ton déclic pour changer de vie?
– Qu’est ce qui a fait qu’un matin, tu t’es dit « c’est pas ça ma vie »? Car c’est vrai, tu as changé des choses!
– Il a commencé quand ton éveil?

Tout d’abord, pour répondre simplement à la 1ère question, je dirais que je n’ai jamais vraiment changé de vie!
J’ai tout simplement fais en sorte de mener la vie dont j’avais envie, pris des décisions quand c’était nécessaire pour évoluer au gré de mes envies, de mes besoins.

Je pense que la vie est faite de choix. Rien d’autre.

En fait, je crois que j’ai compris très tôt que le chemin de vie « classique », normé par la société (en gros: étude, boulot, retraite), n’était pas fait pour moi…

Je pense qu’il existe une multitude de chemins possibles dans la vie. Que nous pouvons vivre et travailler dans plusieurs villes/pays, que nous pouvons faire différents métiers, que nous n’avons pas besoin d’attendre la retraite pour enfin se reposer et « profiter ».

Très tôt, j’ai appris à suivre les opportunités de la vie qui m’ont tout d’abord conduite à travailler dès l’âge de 18 ans à plusieurs centaines de kms de chez moi, tous les étés.
Cette 1ère expérience m’a permis de forger mes opinions et mon caractère, nourrissant des convictions qui s’éloignaient d’une vie « classique ».

Après ça, j’ai saisi une succession d’aventures qui m’ont toutes permis de grandir.
D’un voyage scolaire en Angleterre et en Italie, en passant par un road trip sur les routes d’Irlande, une tentative d’expatriation en Angleterre, ou encore une virée entre pote à Barcelone ou bien une 1ère expérience en tant que volontaire au Sénégal…

Alors oui! C’est vrai que j’ai fini par poser mes valises quelque part. J’ai même repris mes études!
C’était après une rupture sentimentale… Cette période de ma vie à été très interessante et très enrichissante d’un point de vue personnel. J’avais 24 ans et j’ai appris à me découvrir d’une façon différente.
Trois ans et demi.
Voilà le temps qu’il a fallu avant que j’étouffe dans cette vie routinière. Un travail stable, un appartement douillet, une famille présente et quelques potes… une vie sécurisante et réconfortante. Mais je me suis rendue compte que cela ne me plaisait plus, que je m’ennuyais malgré tout.
La routine et le quotidien, la monotonie d’un travail répétitif, le mal-aise sont les raisons qui m’ont poussé à envisager une alternative à cette vie.

Alors, comment j’ai fais pour changer les choses? Parce que oui, c’est vrai, j’ai changé pas mal de choses!

Quelque chose s’est allumé en moi. Comme quand on réalise quelque chose de censé, de juste. Quelque chose qui résonne en nous.

Je pense que le mal-aise permet de faire un 1er pas hors de notre Zone de Confort dans laquelle on s’endort tel un chat ronronnant au coin du feu.

Le mal-aise permet de remettre en question notre mode de vie, notre façon de penser. Et je ne pense pas que ce soit mal! Au contraire, c’est là, la clé pour avancer!
Que l’on soit seul ou en couple, nous avons tous le droit (et même nous devons), de remettre en question notre façon de vivre. Les solutions existent toujours quelque soit la situation, en solo ou a deux.

Le mal-aise permet de nous pousser, de nous surpasser, un pas l’un après l’autre.

Ce qui nous pousse à sortir de cette Zone de Confort? LE GÔUT!
Le goût d’une passion, le goût du risque, le goût d’une aventure, le goût d’un rêve…

Oser rêver, c’est se projeter déjà vers quelque chose de nouveau. C’est un 1er pas!

Il faut donc réfléchir à un moyen de sortir de cette zone de confort!

Pour commencer, il faut trouver une nouvelle passion, essayer quelque chose de nouveau, d’inconnu. Tenter des choses inhabituelles. Les répétez. Cela conduit certainement à une vie plus intéressante.
En général, ces expériences nous laissent avec un plus grand sentiment d’accomplissement et de satisfaction que de faire la même chose tous les jours.

Et tous ce que l’on fait n’a pas besoin d’être grandiose!!

Pour moi, ça d’abord été la découverte de l’art (peinture, dessin et photographie). J’ai commencé à m’y intéressée doucement il y a quelques années puis maintenant j’y passe des heures, voir même des nuits! C’est devenu une véritable passion, voir une vocation puisqu’aujourd’hui je dessine des plans d’intérieur pour mon (futur) métier et je créer des designs pour des tatouages, des logos, des affiches… (en tant qu’amatrice bien sûr mais toujours avec un grand plaisir).

J’ai aussi repris mes études dans un domaine qui me plait (domaine artistique du coup!). Par correspondance pour pouvoir garder mon travail de serveuse. En accord avec ma hiérarchie, j’ai tout simplement réduis mes heures au bar (passant de 39h à 30h).

Plus tard, alors que ma formation n’étais même pas terminée, (au bout de ces fameux 3 ans et demi), j’ai donc démissionnée de mon poste et j’ai décidé de partir.
Là encore, j’ai saisi une opportunité aussi inattendue que salvatrice: je suis partie vivre et travailler 1 an en Corse, j’ai terminé ma formation et j’ai découvert définitivement le goût du voyage au long court! Et la Corse, c’est vraiment chouette avec son coté pittoresque et aventureux!!

Aujourd’hui, malgré avoir obtenu mon diplôme de décoratrice d’intérieur, je suis à l’autre bout du monde, en Australie. Je travaille dans les cuisines d’un restaurant gastronomique 2*, en tant que aide de cuisine. Le travail est éreintant mais cette nouvelle expérience me pousse vers d’autres horizons, me faisant découvrir de nouvelles perspectives, des opportunités que je n’aurais jamais imaginées.

« La clé d’une vie passionnante, c’est de faire confiance à l’énergie qui nous habite et de la suivre. La vie te surprend, tôt ou tard… »

Pour ce qui est de l’avenir, aujourd’hui c’est vrai que je n’ai « pas grand chose ». Pas de grandes études, pas de métier stable, pas de dressing (ah ah!)… Je serais probablement plus riche si j’avais continuer à travailler et évoluer au sein d’une entreprise dans mon domaine professionnel…
Mais je ne suis pas tout à fait prête, je crois, à financer un emprunt à la banque pour me murer entre 4 murs, faire des économies de toute une vie pour « plus tard », acheter une belle voiture, du mobilier « à la mode », et des tas de gadgets inutiles laissés au fond des placards. (…Mais je ne suis pas contre un dressing quand même! ;p )

Aujourd’hui, je me sens totalement libre de mes choix, mes décisions me concernent et je n’ai de compte a rendre à personne.

Alors, si vous avez envie d’horizons différents, CHANGEZ LES CHOSES!
Changez de travail, partez à l’étranger, modifiez vos habitudes!

« L’humain est fait pour s’adapter et évoluer»

 

Parce que, sincèrement, la vraie richesse, je vous l’dis: elle n’est pas à la banque. Elle est en nous!


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2 réflexions au sujet de « C’est (pas) ça ma vie! »

  1. Magnifique temoignage. Très prenant. Il fait rêver. Merci de l’avoir partager avec nous.

    Si la maladie ne m’avait pas frappé, j’aurai sauté le pas. Cela fait 3 ans déjà que j’en rêve. Et je pensais que mon voyage en Thaïlande aurait été mon déclic, et qu’il m’aurait rassuré. Mais tu connais la suite….pas de Thaïlande. Bref

    Ta richesse c’est justement tout tes voyages, tes souvenirs, ce que tu as appris des autres civilisations et sur l’Homme. Ne pensait à rien d’autre qu’à l’instant présent et à soi même. Ce lâcher prise que tu as sur ta Vie et cette Liberté de moivements, de choix sans rien devoir à personne.

    Ah la photo, quelle magnifique passion qui est aussi la mienne. Elle reflète qui tu es et ce que tu ressens. Elle va te permettre de garder en mémoire toute cette Aventure, tous les bons comme les mauvais moments, les paysages tous plus unique les uns que les autres, et Tous les sentiments à chaque clics.

    Continue… ne t’arrête pas… voyage… et continue à nous partager ton rêve…
    On ne sait pas ce que demain sera fait

    Gros bisous Et A bientôt

    1. Merci Elodie pour ce gentil commentaire! Parfois c’est vrai les chemins de la vie sont tortueux mais ils nous mènent toujours quelque part! Je connais ton envie d’évasion, et faire face à la maladie n’est pas simple… Moi j’essaie de me dire que faire quelque chose et échouer est bien plus productif que de ne rien faire. Il faut essayer. Tu n’es pas obligé de partir loin et longtemps pour te sentir libre. Une journée , un week-end puis qques jours… Prend ton temps. Cela demande probablement plus d’organisation et de forces mais rien n’est impossible, j’en suis sure! Prend soin de toi… Ali

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