Australie, nos 1ers pas

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Fin 2015, je vous confiais le projet de vouloir travailler et vivre à l’étranger en 2016-2017. Le projet était encore assez flou à l’époque et pourtant… Voilà déjà bien longtemps que nous avons posé les pieds à environ 16961 kms de la France, soit 10540 miles, 9152 Milles marins, 24 heures de vol),  et en moyenne 9h de décalage horaire.

Nous sommes le 26 avril 2016: Bienvenue en Australie!!

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J’ai beaucoup de retard sur l’écriture du blog et je n’ai pas franchement d’excuses valable… Pourtant, j’ai souvent écrit, sur des sujets de réflexion surtout (mais j’y reviendrais plus tard). Et j’ai souvent eu envie de vous raconter toutes nos aventures, chaque péripétie bonne ou moins bonne, drôle ou non, décevantes ou excitantes… De nos rencontres extraordinaires à nos journées de découverte du pays, en passant par nos dégustations culinaires et nos expériences professionnelles.. Il y a des choses à raconter et beaucoup de temps à rattraper!! 

Dans cet article, je reviens sur nos 1ers pas en Australie. Je vous raconte mon voyage, mon arrivée et nos 1ers pas en Australie. 

Bon, pour être honnête, le voyage pour se rendre dans ce pays est long mais il en vaut la peine!

cimg8860Le mien a durer 33 heures.  Je suis partie un dimanche en début d’après-midi de Poitiers ou mon train m’amenais direction l’aéroport CDG, Paris. Mon avion décollais à 22h avec la compagnie Air India et faisait escale en Inde à New Delhi le lendemain pendant 3H30.

La compagnie Air India propose un service à bord minimum, les sièges sont inclinables mais l’espace reste restreint… Les boissons sont gratuites et à volonté et les repas (indiens) sont corrects (choix entre poulet, poisson et végétarien) mais assez épicés… ah ah. Le personnel est agréable mais ne se sentent pas vraiment impliqué quand aux soucis de confort des passagers (casque ou écran qui ne fonctionnent pas, siège qui ne s’incline pas bien…etc…) Car oui, pour un prix aussi attractif, cela arrive régulièrement avec Air India! Autant j’ai passé un très bon 1er vol Paris/New Delhi (12H), sans aucun souci de confort, autant le deuxième vol New Delhi/Sydney (12H) a été bien moins agréable, avec un écran TV qui ne fonctionnait pas, un espace très réduit et des voisins un peu intrusifs… Un conseil: prévoyez de la musique, un coussin et beaucoup de lecture, c’est la base!!! 🙂

C’est donc après 33h de voyage que j’atterris à Sydney le lendemain, le mardi 26 avril 2016, à 6h du matin.

Vous vous doutez bien que j’étais excitée comme une enfant attendant le Père-Noel! Non seulement, j’étais en Australie (un rêve d’adolescente aussi fou que tous les autres), mais en plus j’allais retrouver mon amoureux qui était là depuis 4 semaines! L’avantage d’être séparé pendant un certain temps pour un couple (car il y en a un, mêdsc01237me si on ne le sait pas vraiment à ce moment là!), c’est qu’on s’aime encore plus fort après! En débarquant, j’avais envie de piétiner les gens devant moi qui marchaient tout doucement, abrutis par la fatigue du voyage (les pauvres…)! Evidement, l’attente pour passer la douane m’a semblé interminable mais quand le gentil monsieur a qui j’ai tendu mon passeport m’a demandé “Pourquoi venez-vous en Australie?”, j’ai répondu “Pour travailler et voyager” en anglais, avec une grande fierté! Oui, je viens travailler et découvrir l’Australie, enfin!! 😀

Encore 2h30h de voiture jusqu’à la Hunter Valley. L’automne est là en Australie mais les températures sont encore douces et les rayons de soleil réchauffent déjà la peau. A peine arrivée “chez nous” que j’accuse déjà le décalage horaire. Je rencontre le chef de maison (et patron du restaurant) chez qui nous allons vivre pendant les 3 semaines suivantes. Nous échangeons quelques mots mais je suis un peu nerveuse (mais heureuse) et lui pas très bavard. Tant mieux, je vais aller piquer un petit somme… de 4h!! 😮

Pour ceux qui suivent nos aventures, vous vous souvenez que Inò avait du tout quitter précipitamment et partir 4 semaines avant moi car il avait été contacté par un chef d’un nouveau restaurant installé dans la Hunter Valley, à environ 2h30 de Sydney. Le patron envisageait un visa sponsorship pour lui et nous avions vu là une occasion à ne pas louper! Pendant ces 4 semaines, il a travaillé et était logé chez les patrons du restaurant, ce qui passait donc pour du Helpx tant qu’il n’avait pas de visa de travail (il est arrivé avec un simple visa touriste, valable 3 mois mais renouvelable).

Alors qu’au bout de 2 semaines, Inò avait déjà tenté de discuter visa et contrat de travail (en vue de mon arrivée prochaine), les patrons devenaient confus à ce sujet… Un bon point, c’est qu’il recevait quand même un salaire complet. Ce qui nous a permis d’avoir un petit capital en plus de nos économies pour prendre notre indépendance peu de temps après (achat du véhicule et appartement).

Quand je suis arrivée en Australie, la situation du sponsorship visa n’était toujours pas claire et cela devenait de plus en plus étrange. Certaines personnes savent comment manipuler les gens, surtout quand il est question d’argent…

Le fait de vivre chez les patrons nous rendent un peu mal à l’aisOLYMPUS DIGITAL CAMERAe et d’autant plus impatients! Nous aimerions trouver notre propre nid, une coloc’… Mais pour un tel projet, il faut d’abord que nous sachions ou nous en sommes à propos de cette “promesse” de sponsor.

Et il nous faut également une voiture! Jusque là, Inò dépendait du patron pour les trajets au restaurant et moi, j’ai passé mes 1ers jours enfermée, ou presque, dans la maison en compagnie (plus ou moins) de Jen, la patronne, et de leurs deux enfants. Les jours ou Inò ne travaille pas sont le mardi et le mercredi.

Jen est une femme gentille. Quand elle était à la maison, elle n’était pas souvent disponible, toujours affairée dans ses papiers ou au téléphone! Elle vivait à 100 à l’heure pour l’entreprise! Les moments partagés avec elle étaient rares et toujours entre deux choses à faire. Pour moi qui n’a pas l’habitude de vivre chez des inconnus et en plus parler en anglais, je me trouvais vite dans une situation inconfortable et je ne savais plus comment m’intégrer!

J’ai donc passé beaucoup de temps seule, dans ma chambre ou en terrasse à m’occuper comme je pouvais. J’étais coincée puisqu’on était à bien 15kms des commerces le plus proches, et aucun service de transport en commun! Impossible pour moi de m’évader un peu sauf pour aller courir… et encore moins la possibilité de trouver un emploi! La question d’acheter un véhicule s’imposait.13177965_10208338785280211_2685683949862673398_n

De la maison ou je passais mes journées, j’ai donc eu le temps pour faire des recherches à la fois pour un véhicule et pour trouver une coloc’. Après plusieurs échanges par mails via le site Gumtree, nous avions quelques contacts pour visiter quelques maisons en colocation et surtout aller voir un 4×4 qui nous intéressait, à vendre à environ 1h de là. Nous étions contents. On avait besoin d’indépendance et ça se goupillait plutôt bien! Seul problème, comment se rendre au point de rdv? C’est une petite ville encore plus perdue que chez nous et toujours pas de transport en commun… On a trouvé un p’tit moment pour en discuter avec Jen et elle nous propose de nous prêter la voiture familiale pour y aller! Ouf! (Et merci!)

Autant tout vous dire: on a bien galéré a trouver le patelin en question! On a tourné en rond pendant de

OLYMPUS DIGITAL CAMERAlongues minutes, fais une demi douzaines de demi-tours, jurer, crier, failli abandonner… mais sachant que c’était là notre seule chance de gagner en liberté et enfin entamer notre aventure, on a rien lâcher et on a fini par trouver (mais pas tout seul!!).  Et une petite heure après (et délester de $3000- env. 2100e), nous voilà en possession de notre petit “bijou”: un Land Rover DISCOVERY. Un vieux et gros tas de ferrailles!! Et c’est même moi qui le conduit pour la 1ere fois! Trop top!

C’est donc après deux semaines cloitrée que je respire à nouveau! Je dépose Inò au restaurant et je file dans le centre (pas bien grand d’ailleurs). J’observe, je flâne, j’écoute les gens, je bois des expressos dégueulasses… Je vais dans les magasins et j’essaie de lire et comprendre tous les articles sur les étalages. Tous les moyens sont bons pour apprendre une langue, non?? 😉

J’ai retrouvé mon indépendance, je suis heureuse et je me sens assez confiante pour aller démarcher les entreprises et proposé mon Cv… mais j’ai quand même un peu peur!! Par ailleurs, on a qu’une voiture pour deux et on est loin de tout alors faut s’organiser.

Alors qu’on relance le sujet du sponsorship, on sent la bonne occasion tourner en eau de boudin (c’est pas comme ça qui disent les autres??!). En parallèle, on visite des colocs et on déménage la semaine suivante! Ouf de soulagement! 3 semaines que je vivais en apnée dans cette maison: enfin la liberté! Inò commençait à dépérir lui aussi, pas facile de vivre sous le même toit que son patron surtout qu’il n’avait pas l’air très commode!

Nous emménageons donc chez nous 3 semaines après mon arrivée en Australie. La maison est spacieuse et nous avons une chambre avec SDB privée et un énorme placard: le luxe! Nous payons $216 (env. 150e) de loyer par semaine pour nous deux, ce qui est correct comparé aux grandes villes! Notre colocataire, un australien, semble très sympathique. Il est jeune (comme nous^^) et travaille dans le meilleur restaurant étoilé de la région! On va surement bien s’entendre!

2 jours après, je trouvais un job dans un p’tit café sympa dans le centre, à 5min en voiture de la maison… Je suis Barista! Je suis hyper contente! Mais ça, c’est une autre aventure…

Je vous retrouve bientôt dans un prochain article pour vous raconter ma 1 ere expérience en tant que Barista en Australie!

Restez à l’affût!

Je vous lOve… <3

 

 

 

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